Fallait-il bombarder Google ?

Miserable Failure

Le bombardement, ou Google bombing en anglais, est une astuce de référencement qui consiste à placer une page web en tête des moteurs de recherche, et principalement de Google, avec une requête négative.

“Miserable failure”

L’exemple le plus célèbre reste le site officiel du président américain George W. Bush qui pendant la campagne électorale de 2004 était positionné dans le SERP avec la requête “miserable failure” (qui signifie à peu près “échec lamentable“).

Le SERP (Search Engine Result Page) est la page de résultats qu’affiche le moteur de recherche.

La technique consiste donc à multiplier les liens vers le site victime avec une accroche négative. Elle exploite le PageRank de Google lequel donne une importance aux mots contenus dans l’ancre d’un lien ou dans l’attribut title du lien HTML.

Le PageRank est une sorte de note, virtuelle et volatile, attribuée à une page web par Google selon sa pertinence. Le moteur de recherche s’appuie sur différents critères tels les liens pointant vers cette page, mais aussi la qualité de celle-ci.

Le moteur de recherche préconise en effet d’utiliser une ancre la plus parlante possible pour désigner le lien et orienter le visiteur. Il préfère lire “Voici un excellent blog pour parfaire votre culture football” plutôt qu’un banal “cliquer ici“.

Et le bombing fut…

Le bombing n’est donc pas à proprement parler un acte de piratage, ni un défaut des algorithmes de Google. La compagnie américaine s’est d’ailleurs déclarée impuissante à combattre le bombing : elle ne voit pas comment modifier ses algorithmes sans compromettre l’impartialité des résultats de la recherche.

Il suffirait a priori de quelques blogs pour parfaire un bombing et ainsi nuire à la popularité d’une personnalité ou de l’équipe rivale de votre club favori. Si la technique est astucieuse, elle n’en reste pas moins une mauvaise pratique.

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