Référencement naturel : ô SEO !

Créer un site internet, c’est bien mais celui-ci n’a de légitimité que s’il apparaît en évidence dans les résultats des moteurs de recherche. Si un internaute effectue une recherche sur un domaine précis, et que ce domaine correspond à votre site internet, celui-ci doit donc apparaître parmi les premiers que listera le moteur de recherche.

Cela ne se fait pas tout seul. Le référencement d’un site n’est pas aussi naturel qu’on veut bien nous le faire croire. Votre site doit répondre à des critères, à une structure, à un contenu qui lui permettent d’être repéré et apprécié à sa juste valeur par les moteurs de recherche. C’est ici qu’un travail d’optimisation est nécessaire qu’on nomme le référencement.

Qu’est-ce que le référencement ?

Ce terme de référencement n’est pas le plus pertinent que l’on ait inventé pour désigner l’optimisation des pages web. Quitte à heurter les défenseurs de notre belle langue française, nous préférons employer l’acronyme anglais SEO qui signifie plus justement Search Engine Optimisation.

Le SEO donc, ou référencement naturel, ou encore référencement organique (ou même n’importe quel terme donnant l’illusion que ça se fait tout seul…), c’est l’ensemble des pratiques destinées à positionner votre page web dans les premiers rangs des propositions listées par un moteur de recherche à partir des mots, termes et occurrences soumis par l’internaute. Ces pratiques peuvent être éditoriales (optimisation du contenu) mais aussi techniques (optimisation du code et des liens).

On oppose traditionnellement le référencement naturel au référencement payant, ce qui selon nous est là aussi un abus de langage. Le SEA (Search Engine Advertising) est l’utilisation de services permettant de faire la publicité d’un site dans les moteurs de recherche. Il s’agit donc d’une autre discipline.

En outre, le terme de référencement payant laisse croire, par opposition, que le référencement naturel SEO serait gratuit. Fausse idée. Le SEO engendre certes peu de frais, mais cela reste un travail et du temps. Un travail qui, par définition, mérite salaire.

Google power

Le métier de référenceur SEO, c’est avant tout de bien comprendre comment fonctionne un moteur de recherche, afin d’en exploiter tous les ressorts pour bien positionner son site. Une foisonnante documentation est disponible dans toutes les langues sur internet, avec ses critères intangibles, ses règles d’or mais aussi ses approximations et ses contre-vérités.

Car le SEO est loin d’être une science exacte. Les moteurs de recherche se plaisent à cultiver une part de mystère qui rend parfois leur comportement déroutant, voire imprévisible.

S’il faut bien connaitre les moteurs de recherche, il en est un à connaitre plus que les autres. Il s’appelle Google et c’est le moteur de recherche le plus utilisé dans le monde. En France comme dans le monde, plus de 90% des internautes passent par Google. Il n’y a que deux pays où le géant américain ne fait pas sa loi : la Russie et la Chine qui ont développé leurs propres moteurs de recherche, respectivement Yandex et Baidu.

La loi des algorithmes

Google est une sorte d’armée de robots qui explorent les sites web et ramènent des informations que des algorithmes secrets analysent pour classer les pages selon leur pertinence.

L’exploration d’un site web par les robots portent le nom de crawling. Les pages sont parcourues de fond en comble, du contenu affiché jusqu’au code HTML en passant par les liens entrants et sortants.

Chaque page, dans sa dernière version visitée, est indexée par les serveurs de Google. Les algorithmes se débrouillent ensuite pour attribuer à chaque page web une sorte de note de pertinence par rapport à des mots clés.

Pour qu’un site soit régulièrement visité par les robots de Google, il doit être réputé pour sa popularité (beaucoup de visiteurs, une bonne réputation…) et montrer des signes d’activité, c’est-à-dire être renouvelé régulièrement.

Les algorithmes de Google ont la réputation d’être tenus secrets, un peu comme la composition du Coca-Cola. Chaque année ou presque, les patrons du moteur de recherche annoncent un nouvel algorithme, ou du moins une modification de celui en cours.

Chacune de ces mise à jour se voit attribuer le nom d’un sympathique animal, comme le Panda (2011), le premier à analyser la qualité du contenu. Ensuite vinrent le Pingouin (2012) qui vérifie la qualité des liens entrants et commence à pénaliser les tricheurs, le Colibri (Hummingbird en anglais, 2013) capable de répondre à une question, le Pigeon et l’Oppossum (2014) qui favorisent le référencement local, ou encore le Mobilegeddon (Google mobile friendly, 2015) qui favorise l’optimisation de la lecture sur mobiles et autres supports.

Google poursuit ses mises à jour au fil du temps, leur donne parfois un nom comme Bert, Core ou Medic, sans toujours expliquer la nature de cette mise à jour, et encore moins d’en prévenir la date de mise en place. Ainsi de nombreux sites web se retrouvent du jour au lendemain mal référencés en raison d’une mise à jour inopinée.

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